Réseau de chaleur géothermique d’Orly (94)

Grâce au gisement présent dans le sous-sol de la région, les bailleurs sociaux franciliens peuvent recourir à la géothermie pour alimenter leurs réseaux de chaleur à plus de 50% d’énergie renouvelable.

1. Réseau de chaleur urbain 2. Centrale géothermale 3. Puits de production 4. Aquifère profond 5. Puits de réinjection Source : Le Moniteur - (Sept 2011)

1. Réseau de chaleur urbain
2. Centrale géothermale
3. Puits de production
4. Aquifère profond
5. Puits de réinjection
Source : Le Moniteur – (Sept 2011)

  • Localisation : Région Ile-de-France / Département du Val-de-Marne
  • Collectivité : Ville d’Orly
  • Montage juridique : exploitation directe
  • Source d’énergie : Géothermie
  • Année de création : 1986
  • Année de modernisation : 2008 (nouveau doublet géothermique)
  • Bâtiments raccordés  : environ 8000 équivalents-logements
  • Puissance totale et énergie livrée : 41 MW, 76000 MWh/an
  • Date des données : 2011

Grâce au gisement présent dans le sous-sol de la région, les bailleurs sociaux franciliens peuvent recourir à la géothermie pour alimenter leurs réseaux de chaleur à plus de 50% d’énergie renouvelable et réduire les charges des locataires.

La région Île-de-France est dotée d’un des plus importants gisements en chaleur d’origine géothermique, de par la présence de plusieurs nappes aquifères dans son sous-sol, à plusieurs centaines de mètres de profondeur. C’est la raison pour laquelle la région compte la plupart des forages encore exploités.

Mis en service dans les années 80 pour la grande majorité, ces forages n’ont toutefois pas vu leur nombre augmenter. À l’orée des années 2000, la commune d’Orly a été l’une des premières à reconsidérer cette option, avec le soutien de l’Ademe. Sous l’impulsion de l’Opac du Val-de-Marne (aujourd’hui dénommé « Valophis »), la possibilité de réaliser un nouveau « doublet géothermique » (un puits d’extraction associé à un puits de réinjection) a été étudiée. Ce projet visait à remplacer un doublet existant, le doublet du Nouvelet, mis en service en 1986, défectueux depuis 2005. Les futurs puits devaient être forés sur ce même site du Nouvelet et devaient faire passer le débit maximal autorisé de 250 à 300 m3/h. Comme le doublet existant, le nouveau doublet exploiterait une nappe aquifère présente dans la couche géologique du Dogger, à 1800 mètres de profondeur. Les travaux ont débuté en juillet 2007, pour une mise en service du nouveau doublet en février 2008.

Puisée à 75°C, l’eau de la nappe du Dogger est acheminée vers la centrale alimentant le réseau de chaleur de la Ville d’Orly. Environ 8000 équivalents-logements, répartis sur Orly et la commune voisine de Choisy-le-Roi, sont raccordés à ce réseau et sont fournis pour les besoins de chauffage et d’ECS à hauteur de 80 %.

Deux échangeurs thermiques à plaques totalisant 8 500 MW de capacité assurent le transfert de chaleur à la boucle d’eau du réseau de chauffage urbain, qui alimente 80 sous-stations. Une chaudière à gaz de 21 MW est utilisée en appoint, lorsque la température extérieure est inférieure à 9’C.

Avertissement : les informations présentées sur cette page proviennent de sources diverses. Elles n’ont pas fait l’objet d’approfondissement, vérification ou actualisation. Pour tout complément d’information, contacter la collectivité concernée. Pour signaler une information incomplète ou inexacte : reseaux-chaleur@cerema.fr.

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