Réseau de chaleur de Créteil (94) / Gaz, fioul, géothermie, UIOM

Le réseau de chaleur de Créteil a évolué depuis sa naissance en 1970. Il utilise maintenant la géothermie et la récupération de chaleur de l’incinération des ordures ménagères. De plus, des travaux d’optimisation engagés en 2013 permettront au réseau de diminuer la part des énergies fossiles et d’atteindre 54 % d’énergies renouvelables et de récupération.

  • Localisation : Région Île-de-France / Département Val-de-Marne (94)
  • Collectivité : Créteil
  • Montage juridique : DSP
  • Source d’énergie : Géothermie, UIOM, gaz, fioul
  • Année de création : 1970
  • Année de modernisation : 1985 : géothermie ; 1997 : cogénération ; 2008 : UIOM ; 2013 : travaux d’optimisation
  • Bâtiments raccordés : 33 264 équivalents logements
  • Puissance totale et énergie livrée : gaz 236 761 MWh/an (55,1% de l’énergie consommée) ; UIOM 127 023 MWh/an (29,6 %) ; géothermie 56 145 MWh/an (13,1%) ; fioul domestique 2,3%
  • Longueur du réseau : 29,6 kilomètres de canalisations
  • Date des données : mars 2013

Le réseau de chaleur de Créteil, « véritable “chauffage central” à l’échelle de la ville », dessert plus de 60 000 habitants en eau chaude et en chauffage (écoles, université, hôtel de ville, bâtiment de l’entreprise Essilor …) et beaucoup d’habitations, représentant 58,3 % de l’habitat.

La chaleur est produite par neuf chaufferies mixtes fonctionnant au gaz et au fioul domestique, deux centrales de cogénération (production de chaleur et d’électricité), un puits de géothermie, la récupération de l’usine d’incinération des ordures et, en cas de nécessité, onze chaufferies de secours. Soit quatre types d’énergie : le gaz, le fioul, le captage de la chaleur contenue dans le sol (géothermie) et la récupération de la chaleur produite par l’incinération des ordures ménagères.

La ville de Créteil, après avoir conclu un accord avec la SCUC (Société de chauffage urbain de Créteil), délégataire du service public pour l’exploitation du réseau de chauffage urbain, engage des travaux (sur la période avril-septembre 2013) qui porteront à plus de 50 % la part des énergies renouvelables. Cela donnera ainsi droit à la TVA réduite sur la part du coût de l’énergie, afin de baisser les charges de chauffage des habitants raccordés au réseau, et contribuera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Ces travaux consistent à :

  • accroître la part de récupération de chaleur issue de l’UIOM grâce à l’augmentation du débit de pompage de l’énergie thermique et au raccordement sur ce réseau des chaufferies des quartiers Chenevier-Déménitroux et de l’Echat-Est ;
  • optimiser la distribution des différentes énergies et la sécuriser grâce à l’interconnexion du réseau du quartier de La Brèche et de celui du centre-ville, à terme les quatre réseaux de chaleur de la ville seront connectés ;
  • améliorer la récupération de chaleur par des travaux de maîtrise des températures des eaux réinjectées dans le puits de géothermie ;
  • augmenter la production du puits de 21 800 MWh par an avec l’installation d’une pompe à chaleur haute température d’environ 5MW

 

130503_RDC_Creteil_plan_cle0ce4e9-fe7a1Sources : www.ville-creteil.fr – (mars 2013)

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