Passage au bois des réseaux de chauffage urbain d’Orléans (45) / Biomasse

Afin de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, un des objectifs de son plan climat énergie territorial (PCET), la ville d’Orléans a décidé de faire évoluer le bouquet énergétique de ses deux réseaux de chaleur, jusqu’alors alimentés essentiellement par du gaz et du fioul.

  • Localisation : Région Centre / Département du Loiret
  • Collectivité : Ville d’Orléans
  • Montage juridique : deux DSP
  • Source d’énergie : bois, gaz
  • Année de modernisation : 2012 et 2014 (nouvelles chaufferies bois)
  • Bâtiments raccordés : campus universitaire, hôpital (2015), établissements scolaires, centres commerciaux, immeubles de bureaux, etc.
  • Longueur des réseaux : 52 km (sur 2 réseaux, en 2014)
  • Date des données : 2011-2012

2012 : première chaufferie biomasse

Fin 2012, une nouvelle chaufferie biomasse produisant du chauffage et de l’électricité (cogénération) a été mise en place sur le réseau sud d’Orléans (exploité par une filiale de Dalkia), afin d’apporter une énergie locale et faiblement émettrice de CO2 au réseau de chaleur existant, d’une longueur d’environ 25 km.

Ce réseau dessert près de 7500 logements et plusieurs importants bâtiments du quartier (établissements scolaires, bureaux, commerces…), pour un total de 13000 équivalents-logements chauffés.

Extension et deuxième chaufferie biomasse pour 2014

Mi-2014, le réseau centre-nord (exploité par une filiale de Cofely) sera lui aussi équipé d’une chaufferie biomasse.

Au total, les 2 réseaux représenteront en 2014 un linéaire de 52km, couvriront 27 % de la population d’Orléans, et permettront d’éviter l’émission de 90000 tonnes de CO2 par an en comparaison avec un chauffage gaz.

L’approvisionnement en bois s’effectuera dans un rayon de 150 kilomètres et s’appuiera sur 3 ressources : produits issus de la sylviculture, sous-produis de l’industrie du bois (scieries, menuiseries) et de bois recyclés (palettes, caisses…).

La collectivité indique que le passage à la biomasse des réseaux de chaleur d’Orléans amènera une réduction de près de 28,5 % sur la facture des abonnés pour un logement moyen de 70 m², avec une bonne isolation. Des compteurs d’énergie thermique seront directement installés chez les abonnés permettant un ajustement des factures sur la consommation réelle.

Le montant de l’investissement total (chaufferies nord et sud) est de 87 millions d’euros.

Sources : bioenergie-promotion.fr (oct. 2011) et www.orleans.fr – Page 18 – (fév. 2012)

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