Le réseau de chaleur de la ville de Vénissieux – Rapports des étudiants de l’ENTPE

logo entpeDes étudiants de l’École Nationale des Travaux Publics de l’État, dans le cadre du module de deuxième année “transition énergétique et aménagement”, se sont intéressés au réseau de chaleur de la ville de Vénissieux dont la DSP arrive à échéance. Ce module, géré par Emmanuel Martinais, docteur en aménagement et urbanisme, a permis aux élèves de rencontrer des représentants de la ville de Vénissieux et de mieux comprendre la problématique des réseaux de chaleur en milieu urbain. Par groupe, les étudiants ont ensuite traité un des sujets proposés (opportunité de développement, classement, etc.). Voici trois rapports répondant avec pertinence à deux des sujets proposés.

Rapports:

Évaluation du potentiel de développement du réseau de chaleur de Vénissieux

Sylvain Gagliardi, Joseph Ghoul , Romain Milville , Johann Ribes  et Franck Suazo-Martin étudient le potentiel de développement du réseau de chaleur de Vénissieux. Ils identifient l’intérêt d’une approche cartographique et réalisent une première étude en mobilisant un logiciel de SIG et les données auxquelles il était possible d’accéder pour ce travail. Cette analyse cartographique s’inscrit dans l’esprit de ce qui se développe en ce moment en Europe, avec d’un côté la répartition spatiale des besoins de chaleur des bâtiments, et de l’autre les infrastructures (type réseaux) et les sources de chaleur, afin d’identifier les zones à forts besoins situées à proximité des sources potentielles. La cartographie réalisée est partielle mais dans le délai et avec les moyens disponibles, même si l’ensemble des bâtiments n’est pas pris en compte, ce rapport illustre une bonne approche pour évaluer le potentiel de développement d’un réseau de chaleur.


 

Potentiel de développement du réseau de la ville de Vénissieux

Justine Adam, Solène Airoldi, Mélanie Fradin, Chloé Hardouin, Elvire Henry s’intéressent à trois axes pour analyser le potentiel de développement du réseau de la ville: densification/extension/optimisation. A travers un rapport structuré, elles identifient les sources EnR&R utilisables par le réseau. De nombreux points intéressants apparaissent: l’approche cartographique, le chiffrage des potentiels, l’utilisation de l’outil Google Maps Area Calculator pour calculer les surfaces raccordées, l’utilisation du PLU pour identifier les projets d’aménagement et les cartographier, la bonne caractérisation des bâtiments (usage, surfaces, etc.) dans le scénario d’extension, la simulation d’extension du réseau sur géoportail qui permet de donner la longueur à créer et la densité thermique en connaissant les consommations des bâtiments, etc. Les limites du travail sont également bien posées, en ce qui concerne notamment le manque de données et le niveau de confiance des projections.   Toutes les hypothèses et sources ne sont pas explicitées cependant les inconvénients liés aux scénarios restent bien identifiés (moyens de chauffage, coûts de changement de chauffage, travaux sur voirie existante, négociations avec les copropriétés, traversée de tram, etc.).


 

Intérêt du classement du réseau de chaleur de Vénissieux au regard de l’exemple de Fontaine

Manon Barthomeuf, Marie Buyse, Pierre Defaud, Marie Kaczmarek et Marine Pons traitent de l’opportunité de classer le réseau de chaleur. A travers les enseignements tirés des autres classements et notamment celui de la ville de Fontaine, les étudiants évaluent l’intérêt d’utiliser cet outil sur la commune de Vénissieux. Le rapport étudie les avantages et inconvénients du classement de manière fluide en utilisant correctement les données du PLU ainsi que les éléments cartographiques disponibles. Même si certaines hypothèses ne sont pas réalistes, le fait d’en poser permet aux élèves d’aller jusqu’au bout de la démarche et de s’affranchir de la difficulté de trouver certaines données. L’utilisation de scénarios et leur évaluation à l’aide d’indicateurs concluent intelligemment un exercice qui consistait à conseiller la ville de Vénissieux.


 

Responsabilités et limites

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema a contribué à ce travail en apportant les bases de la thématique réseaux de chaleur lors d’un des cours du module. L’Ecole Nationale de Travaux Publics de l’État, le Cerema et la ville de Vénissieux n’entendent donner aucune approbation ni improbation aux thèses et opinions émises dans ces rapports ; celles-ci doivent être considérées comme propres à leurs auteurs.

Les rapports sont basés sur les éléments de politique énergétique et climatique de la France et de la ville de Vénissieux, tels qu’ils étaient connus au premier semestre 2015.

Voir également:

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