Etude : évolution des coûts d’investissement bois énergie

Étude, publiée par l’ADEME et le Ministère du développement durable, visant à identifier et analyser l’évolution des coûts d’investissement des chaufferies bois dans le secteur collectif entre 2000 et 2006.

Pour le compte de l’ADEME, une étude a été réalisée visant à identifier et analyser l’évolution des coûts d’investissement des chaufferies bois dans le secteur collectif, par poste et par gamme de puissance bois, entre le début et la fin du programme bois énergie 2000-2006.

Cette étude a été réalisée au moyen d’un large échantillon de 90 projets français, principalement issus de 3 régions (Poitou-Charentes, Franche Comté, Bourgogne), pour lesquels les caractéristiques techniques et les ratios économiques ont été collectés et analysés. Une comparaison avec l’Allemagne et l’Autriche a été effectuée à partir d’échantillons similaires (76 projets allemands, 36 autrichiens) constitués avec l’aide de partenaires des pays concernés : DBFZ et LEV Steiermark.

Chaufferie bois du réseau de chaleur de St Etienne de RouvrayLa recherche de la meilleure homogénéité de résultats, par gamme de puissance bois des installations, a conduit à retenir les 3 classes suivantes :

  • C1 : entre 100 kW et 299 kW
  • C2 : entre 300 kW et 1 200 kW
  • C3 : plus de 1,2 MW

Les coûts réels des projets, reconstitués à partir des factures, ont été actualisés pour être ramenés aux mêmes conditions économiques : celles du 1er janvier 20073. Les dates médianes des plages utilisées pour les projets de début de période (juin 1999 à juin 2002) et de fin de période (juillet 2004 à février 2007) forment un intervalle de 5 ans : de juillet 2000 à juillet 2005.

Au cours de l’étude, plusieurs limites pratiques sont apparues qui doivent inciter à une grande prudence quant à l’interprétation des résultats, notamment s’agissant des écarts de coûts entre périodes. Ces limites sont les suivantes :

  • La qualité des données : la collecte puis l’analyse des données a été réalisée principalement à partir des dossiers gérés par les délégations régionales de l’ADEME. Or ces dossiers ne sont, de fait, pas établis pour les besoins d’un suivi qualité, ce qui se traduit par des incertitudes (en terme de disponibilité, fiabilité, présentation des données élémentaires) plus ou moins importantes ;
  • La taille de l’échantillon constitué : celle-ci, bien que conforme à ce qui était escompté, reste encore trop modeste pour limiter l’incertitude liée à l’utilisation de méthodes d’analyse statistique ;
  • L’hétérogénéité des projets : la principale difficulté de l’analyse tient à ce que l’on rencontre au sein de l’échantillon une grande variété de cas, depuis la restructuration d’une chaufferie bois (ou charbon) existante jusqu’à la création d’une chaufferie bois dans le cadre d’une opération d’ensemble (par exemple un nouvel immeuble), combinées ou non à la création ou à l’extension d’un réseau de chaleur pour desservir des bâtiments existants ;
  • La dispersion des valeurs économiques : quelque soit le poste de coût d’investissement étudié, on rencontre une variabilité importante des valeurs de ratios entre projets. Malgré les techniques mises en œuvre pour réduire l’amplitude de cette dispersion (dont le rejet de 20% des projets présentant des valeurs extrêmes), des écarts significatifs et non explicables par des inducteurs apparents demeurent de façon systématique. Cette grande variabilité est une constante que l’on retrouve également chez les projets allemands et autrichiens analysés ; elle limite l’identification des facteurs inducteurs structurels de variations et l’interprétation qui peut en être faite.

 

 

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