Carte nationale de chaleur Modélisation des besoins du résidentiel-tertiaire

La présente note est un résumé de la méthodologie mise en œuvre pour l’élaboration de la carte nationale de chaleur de la France. Elle vise à permettre à l’utilisateur de la plate-forme de cartographie de chaleur en ligne d’en comprendre les hypothèses et les limites. La description détaillée de la méthode est protégée par le droit d’auteur.

Immeuble d'habitations a proximite de la ZAC Pajol © Arnaud Bouissou/MEDDE-MLETR

Consommations cartographiées

Secteur résidentiel

Pour le secteur résidentiel, la méthodologie employée permet d’obtenir les consommations de chauffage et eau chaude moyennes en [kWh] par bâtiment résidentiel géo-référencé, en 2008.

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Secteur tertiaire

Pour le secteur tertiaire, la méthodologie employée permet d’obtenir les consommations de chauffage, eau chaude et froid moyennes en [kWh] par bâtiment tertiaire géo-référencé, en 2008.

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Précisions sur les années des données sources

Les consommations d’énergie sont sur 2008 et les emplois tertiaires sur 2011. Pour le froid, la consommation du secteur tertiaire est évaluée sur 2007.

Grandes lignes de la méthodologie

Secteur résidentiel

La méthodologie développée consiste, dans un premier temps, à déterminer les consommations d’énergie par logement et par année d’achèvement pour chaque usage (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson et autres usages), puis pour chaque habitant (usage ECS) et également par m2 (usage chauffage) à partir :

  • de la consommation nationale d’énergie par usage (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson et autres usages) par type de logement (individuel, collectif), par année d’achèvement issue des chiffres clés du bâtiment de l’ADEME de 2012 ;

  • de ratios nationaux de nombre d’habitants par logement, de surface par logement et par habitant par catégorie de logement (individuel, collectif) et par année d’achèvement calculés à partir du recensement général de la population (RGP) réalisé par l’INSEE de 2008.

Les consommations par m2 sont ensuite croisées avec les surfaces de logement régionales pour déterminer une consommation de chauffage régionale et permettre sa correction climatique construite à partir de diverses sources, notamment des sources précédemment citées, des consommations énergétiques sectorielles de la base Eider du SOeS (base de données régionales sur l’énergie, l’environnement, le transport, le logement et la construction sur service de l’observation et de statistique du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. EN10 concerne le thème énergie et le sous-thème 10 soit la consommation finale d’énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire) et de l’enquête nationale logement 2006 de l’INSEE qui donne les combustibles utilisés pour les logements enquêtés. Les consommations d’énergie par logement et par année d’achèvement par m2 se trouvent également corrigés du climat.

L’étape suivante de territorialisation des consommations énergétiques à la commune ou à l’IRIS croise les consommations de chauffage et d’eau chaude sanitaire par habitant ou par m2 (corrigées du climat) avec :

  • les données du RGP à la commune ou à l’IRIS (le nombre d’habitant pour déterminer les consommations chauffage et les surfaces des logements pour les consommations d’ECS) ;

  • la BD Topo de l’IGN qui géo-référence chaque bâtiment (et la surface associée) sur le territoire.

logigramme Residentiel simplifié

Représentation simplifiée de la méthodologie employée pour modéliser la consommation de chaleur du secteur résidentiel

Secteur tertiaire

La méthodologie développée consiste, dans un premier temps, à déterminer la consommation d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude par emploi tertiaire par activité à partir :

L’étape suivante consiste à territorialiser la consommation de chauffage et eau chaude par emploi tertiaire à la commune (ou IRIS) à l’aide des emplois par commune (ou IRIS) issus du fichier CLAP de l’INSEE de 2011.

La consommation de chauffage est corrigée du climat via différentes sources, notamment les sources précédemment citées, ainsi que la consommation énergétique du secteur tertiaire de la base Eider du SOeS (base de données régionales sur l’énergie, l’environnement, le transport, le logement et la construction sur service de l’observation et de statistique du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie. EN10 concerne le thème énergie et le sous-thème 10 soit la consommation finale d’énergie dans le secteur résidentiel-tertiaire).

Enfin, la consommation de chauffage et d’eau chaude à la commune (ou IRIS) est ventilée à chaque bâtiment tertiaire géo-référencé via la BD Topo de l’IGN.

logigramme tertiaire simplifié

Représentation simplifiée de la méthodologie employée pour modéliser la consommation de chaleur du secteur tertiaire

Consommations de froid : En raison de la faiblesse des données existantes, la consommation nationale du secteur tertiaire fournie évaluée par le CEREN3 (Centre d’études et de recherche économique sur l’énergie) en 2007 est traitée à l’aide d’un ratio de consommation moyen à l’emploi via le fichier détail CLAP de l’INSEE de 2011. Les emplois à la commune sont ensuite appliqués pour territorialiser ces consommations. Leur répartition au bâti est traitée à l’identique des consommations de chauffage et eau chaude.

Limites identifiées

Secteur résidentiel

Les données sources permettent une modélisation relativement satisfaisante des consommations de chauffage et eau chaude du secteur résidentiel en optant pour la méthode des consommations par habitant et par m2. Ces données datent un peu mais sont les dernières disponibles au moment des calculs et de la mise en place de la méthodologie.

Secteur tertiaire

Les données sources permettent une modélisation relativement satisfaisante des consommations de chauffage et eau chaude du secteur tertiaire en optant pour la méthode des consommations par emploi. Ces données datent un peu mais sont les dernières disponibles au moment des calculs et de la mise en place de la méthodologie.


L’étude de cartographie nationale de chaleur a été réalisée en 2014 par le groupe Setec Environnement pour le compte de la DGEC (MEDDE). La propriété intellectuelle de la méthode de modélisation des besoins de chaleur du bâti est conservée par M. Thierry Simoulin. La présente note de présentation simplifiée de la méthode a été réalisée par le Cerema, à partir de la documentation remise par le prestataire.