Bâtiment – Construction

Bâtiments résidentiels

Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie : il représente à lui seul près de la moitié de l’énergie finale consommée en France.

Conso-energie-finale-secteurs-edition-2012

Le secteur du bâtiment pèse pour moitié dans la consommation d’énergie finale totale en France. Source : chiffres clés MEDDE-SOeS, 2012

La politique énergétique nationale confie donc un rôle central à ce secteur. L’objectif est double : limiter les besoins et convertir les consommations d’énergies fossiles ou nucléaire vers les énergies renouvelables, faiblement émettrices de gaz à effet de serre. Dans l’existant comme dans le neuf, les réseaux de chaleur et de froid ont un rôle à jouer pour permettre cette conversion.

Les réseaux de chaleur permettent de verdir massivement le bouquet énergétique des bâtiments existants

Rénovation urbaine, réhabilitation d'un bâtimentLe chauffage et la production d’eau chaude sanitaire dans les bâtiments anciens génèrent d’importants besoins de chaleur. Représentant la grande majorité du parc, le bâti ancien porte l’atteinte des objectifs énergétiques dans le bâtiment à court et moyen terme : en 2050, 70% du bâti français aura été construit 2010 et 35% d’avant 1975. Le raccordement de ces bâtiments à des réseaux de chaleur vertueux permet de maîtriser les émissions de GES et le taux d’EnR&R, sans avoir à réaliser de travaux lourds sur les bâtiments eux-mêmes.

En zone urbaine, c’est pratiquement l’unique solution pour développer massivement les énergies renouvelables et de récupération. Le réseau de chaleur permet de “sortir” des zones résidentielles ou tertiaires les différentes nuisances ou impacts des systèmes de production d’énergie, et de les centraliser pour mieux les traiter, à une échelle qui garantisse la viabilité technique et économique de ces traitements.

Les réseaux évoluent pour s’adapter aux bâtiments à faible consommation.

Façade de bâtiment récentCompte tenu du taux de renouvellement de la construction, de l’ordre de 1% par an, le développement des bâtiments basse consommation ne peut avoir des effets significatifs à l’échelle du pays que sur le très long terme, au delà de 2040 ou 2050. Pour autant, les choix énergétiques qui sont réalisés sur ces bâtiments se doivent d’être exemplaires, car ils sont difficilement réversibles.

Bien que les besoins de ces nouveaux bâtiments soient plus faibles qu’auparavant, ils ne sont pas nuls pour autant. La consommation réelle est souvent supérieure aux valeurs réglementaires, et dans tous les cas les besoins en eau chaude sanitaire et en climatisation restent importants. Ces besoins résiduels doivent être couverts par des solutions propres.

Accès à plus d'EnR&R en diminuant la température

La diminution de la température du réseau permet d’accéder à plus de sources d’EnR&R

Or les réseaux de chaleur peuvent s’adapter à ces nouvelles typologies de bâtiments, grâce à différentes innovations, qui  augmentent non seulement leur efficacité énergétique, mais également leur capacité à mobiliser un large panel d’énergies renouvelables et de récupération.

La réglementation thermique 2012 reconnait le caractère vertueux des réseaux de chaleur, en permettant au constructeur de bénéficier d’une modulation de la consommation d’énergie autorisée lorsque le réseau émet peu de CO2.

Les occupants des bâtiments, maillon essentiel de la chaîne de distribution de l’énergie

Considérer le bâtiment, c’est également considérer ses occupants, usagers finaux du service de distribution de chaleur ou de froid. Comme toute politique publique de développement durable, le développement des réseaux de chaleur doit se faire en associant ces clients et usagers : mise en place de comités locaux, transparence sur les choix techniques et économiques, concertation, actions pédagogiques… Les réseaux de chaleur sont beaucoup moins connus des citoyens que les réseaux de gaz ou d’électricité ; les démarches d’explication et de communication sont donc essentielles.

Vers des réseaux de chaleur et de froid intelligents pour les quartiers producteurs d’énergie ?

La ville rassemble des bâtiments de générations et usages différents. Les réseaux permettent de relier l’échelle individuelle du bâtiment à l’échelle collective de l’aménagement et de l’urbanisme, offrant des possibilités techniques ou économiques nouvelles, inaccessibles à des bâtiments considérés isolément.

Dans l’avenir, les réseaux de chaleur pourront jouer un rôle dans les quartiers producteurs d’énergie, avec les bâtiments à énergie positive. Ils permettront la collecte, le stockage et la redistribution de chaleur et de froid entre des bâtiments, qui pourront être à la fois producteurs et consommateurs.

Sélection de ressources

 Autres ressources…